Ligue de Hockey Junior AAA du Québec

Les Flames de Gatineau : au cœur de la diversité

 

Justine Arnold

 

L’entraîneur-chef et directeur général des Flames, Jean-François Lavergne, raconte comment la diversité culturelle prend une place fondamentale dans le développement et la maturité de leur organisation.

 

En complément au dernier article sur Mikisiw Awashish, un centre pour les Condors du cégep de Beauce-Appalaches, la ligue souhaite davantage partager comment ses équipes participent à la lutte contre le racisme et comment elles soutiennent leurs joueurs faisant partie des minorités visibles dans l’organisation. D’ailleurs, la LHJAAAQ désire souligner qu’elle s’éloigne du racisme systémique en présentant un contexte sportif qui, avant tout, est inclusif et qui prête des ressources et des opportunités égales à tous ses joueurs.

 

L’emplacement géographique

Plus précisément, on remarque cette philosophie chez les Flames de Gatineau, une ville voisine à l’Ontario. Lors de son entrevue, Jean-François explique que leur emplacement si près de la frontière provinciale attire beaucoup les joueurs anglophones. Ainsi, plusieurs athlètes ontariens se joignent aux Flames et, bien que le jargon du hockey soit principalement anglophone, l’équipe d’entraîneurs redouble leurs efforts pour défaire la barrière de la langue. « On est vraiment une organisation bilingue. De nos pratiques aux parties, aux entraînements hors glace, aux communications avec les joueurs, tout est présenté dans les deux langues. Évidemment, ça demande plus de temps, mais au final, c’est ce qui nous permet d’être si unis », dit-il.  « Nos joueurs anglophones se sentent autant impliqués et importants dans l’équipe. On finit toujours par se comprendre. Personne n’est mis de côté. »

 

Étant l’organisation la plus près de l’Abitibi, Lavergne mentionne aussi que leur emplacement géographique implique une autre dimension culturelle. Les Flames possèdent une bonne alliance avec les équipes midget de cette région et, par conséquent, ont accès à un répertoire de recrues plutôt amérindiennes puisqu’il englobe toutes les communautés indiennes à proximité qui sont souvent anglophones d’ailleurs. L’éthique des Flames est principalement basée sur les valeurs trouvées dans leur culture. En ce sens, l’équipe ne pourrait être plus reconnaissante envers Jakob Flamand, Paul-Edward Vollant, Deyon House, Nolan Bull et Ryanlee Wadden pour deux raisons principales.

 

Leur éthique de travail

« Je dirais que mes cinq gars d’origine amérindienne sont parmi les plus travaillants de l’équipe, mentionne l’entraîneur-chef. Leur passion pour le hockey est tellement grande. On la voit dans tout ce qu’ils font. Ces gars-là sont toujours positifs avec le sourire aux lèvres. Ils sont vraiment des leaders silencieux qui influencent l’équipe de manière inexplicable. » Leur rôle inspire naturellement les autres joueurs à se dépasser dans le plaisir et la compétition amicale. Ils ne prennent pas beaucoup de place. Ils communiquent leur message par leurs actions plutôt qu’avec des discours de motivation. Pour Jean-François, ces traits de caractère sont au cœur de leurs idéaux. L’humilité dans le processus de préparation est très importante pour lui et il est fier d’avoir des joueurs qui la véhiculent aussi bien. « Je me sens privilégié d’avoir des athlètes qui travaillent aussi fort et qui sont prêts à tout pour réussir. »

 

La famille

« Chez les Amérindiens, la famille prend une place énorme dans leur vie. Elle est vraiment importante et priorisée à tout coup », ajoute-t-il. « Je considère que les Flames représentent une deuxième famille pour mes joueurs et, encore une fois, les cinq Amérindiens véhiculent naturellement la valeur de la famille. » Par leur écoute et leur esprit inclusif, ils permettent une ambiance où on se sent compris et valorisé. « Tout le monde les aime sans exception. Ils ont été inclus immédiatement au sein de l’équipe grâce à leur dévouement et à leur générosité. » Les relations entre les joueurs des Flames sont toutes sincères et solides.

 

Se mélanger pour le mieux

Pour Jean-François, diversifier les cultures à l’intérieur de l’équipe contribue non seulement à une meilleure représentation des différentes communautés canadiennes, mais contribue aussi à l’enrichissement de l’organisation. Les entraîneurs, comme les joueurs, effacent les différences culturelles en normalisant les efforts nécessaires pour y arriver. « C’est bénéfique pour tout le monde. Ça permet aux joueurs de développer leur langue seconde dans un contexte beaucoup plus stimulant que sur un banc d’école. Ces rapports de traduction stimulent également leur capacité à collaborer et à accepter les différences. Pour nous, la diversité culturelle présente la meilleure façon d’apprendre et d’adopter de nouvelles valeurs », conclut Jean-François

 

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